Les premiers retours sur le film venus de Drôme… Et d’ailleurs !

8 Déc 2023

Le film « La Théorie du Boxeur » a démarré sa diffusion début octobre et nous commençons à avoir une idée des réactions et réflexions qu’il provoque. Petit tour d’horizon.

Le film qui porte la parole des agriculteurs et agricultrices confronté.e.s au changement climatique est plébiscité. Beaucoup se reconnaissent dans ses messages et dans son approche inclusive (nous avons donné la parole à des bios comme des conventionnels). « Ca fait du bien de retrouver la grande diversité de l’agriculture » a-t-on entendu d’un agriculteur à la sortie d’une projection. « le film n’est pas clivant, ça permet de réfléchir ensemble en mettant de côté nos différences. »  ou encore “Il faut arrêter de culpabiliser tout le monde, ça ne fait rien avancer”. “Les agriculteur.rices n’ont pas la reconnaissance qu’ils et elles méritent” et 

“Ce film est un portrait juste de l’agriculture”

L’aspect « systémique » de l’enquête qui cherche à montrer les liens entre agriculture, alimentation, résilience et territoire est visiblement un gros atout du film.

Bien sûr, il y a des angles morts et certains sujets ne sont qu’effleurés pour éviter que le film soit trop long. Le rôle des consommateurs.rices n’est pas développé mais les réactions dans le public portent souvent ce message : “On est tous et toutes responsables de notre alimentation.”

Certains regrettent que le film n’approfondisse pas plus le questionnement politique comme principal levier du changement à venir. “L’individu est puissant mais à cette échelle il faut une réponse politique !”

La volonté de ne pas caricaturer les enjeux et de rentrer dans la « complexité » des sujets stimule beaucoup de spectateur.ice.s. Le film n’offre pas de « solutions clé en main » mais donne plutôt des pistes d’adaptation et de la matière pour réfléchir. 
Des communautés de communes, syndicats et associations ont même commencé à l’utiliser pour entamer un travail de territoire et lancer une réflexion locale sur ces sujets, y compris hors de Drôme.

Certaines questions présentées dans le film font débat (et c’est le but !). Qu’on parle du rôle des stockages d’eau et de la technologie dans l’adaptation ou de l’importance des techniques agroécologiques, on touche à des enjeux complexes qui supportent mal la simplification, et l’on se confronte à nos représentations du monde. Changer de point de vue, monter sur la colline de l’autre, faire un pas de côté … et si c’était ça la vraie difficulté aujourd’hui ?